Syndrome prémenstruel : les symptômes prémenstruels

Chaque mois, avec une rigueur et une précision parfois bluffante, la nature vient douloureusement nous rappeler que nous sommes des femmes. Comment ? Avec l’arrivée de nos règles bien sûr !

Comme nous le savons, notre système reproductif est bien différent de celui des hommes. Nous le subissons chaque mois en silence. Dès notre plus jeune âge et jusqu’à la ménopause, notre quotidien est rythmé par nos cycles menstruels plus ou moins réguliers. 

Chaque cycle est découpé en trois phases : la phase pré-ovulatoire (aussi appelée phase folliculaire), la phase de l’ovulation et la phase post-ovulatoire (aussi appelée phase lutéale). Si l’ovule produit par l’un de nos ovaires n’est pas fécondé, la muqueuse utérine va se désagréger et s’éliminer naturellement sous forme d’écoulement sanguin par les voies génitales de la femme. 

Ce phénomène physiologique dure en moyenne 3 à 5 jours en fonction des femmes. 

Mais la nature ne s’arrête pas là ! En effet, durant la phase post-ovulatoire, notre corps nous envoie des signaux pour nous « prévenir » de l’arrivée de nos règles. C’est ce que l’on appelle le syndrome prémenstruel. Trop souvent banalisé, ce syndrome fait généralement l’objet de moqueries récurrentes et parfois mal venues. Pourtant, ce sont 75 % des femmes menstruées qui seraient concernées par ces souffrances quotidiennes mises sous silence et mal comprises.

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Découvrons sans plus tarder ce qu’est précisément le syndrome prémenstruel. Nous verrons ensuite de quelle manière les symptômes prémenstruels affectent notre corps et notre comportement de femme.

Le syndrome prémenstruel : qu’est-ce que c'est ?

Le syndrome prémenstruel n’est apparu dans les pays développés qu’aux alentours des années 60 sous le sigle SPM. Il se définit comme l’ensemble des symptômes ressentis par les femmes quelques jours avant l’arrivée de leurs règles. On en compte environ 150 différents. Ces manifestations naturelles et sans risque vital pour la femme durent en moyenne 2 à 7 jours avant l’arrivée des règles. Leurs intensités varient d’une femme à l’autre. Plus ou moins gênants, ils peuvent parfois aller jusqu’à une forme de dépression sévère chez certaines femmes. La spécificité cyclique du syndrome peut gravement altérer la vie quotidienne des femmes, tant dans leur sphère personnelle que professionnelle. 

La psychologue américaine Robyn Stein DeLuca précise dans son ouvrage The hormone myth : How junk science, gender politics, and lies about PMS keep women down (2017), que « la nature, le nombre et l’intensité des symptômes psychologiques et physiques varient d’une femme à l’autre, et même d’un cycle à l’autre. »

Les symptômes prémenstruels disparaissent automatiquement à l’arrivée des règles ou quelques jours après. L’origine du syndrome n’est pas clairement définie. Pour la plupart des scientifiques, il semblerait être la cause d’importantes variations hormonales chez la femme après l’ovulation. Durant la phase lutéale, le taux d’œstrogène chute brutalement en l’absence de fécondation. D’autres études pointent du doigt le taux de carbonate de calcium et celui de la sérotonine présente dans le cerveau de la femme durant cette phase. Enfin, certains chercheurs pencheraient vers une prédisposition génétique. Si dans notre famille, les femmes ont tendance à souffrir de ces symptômes, nous serions alors prédisposées à en souffrir également. Toutefois, aucune donnée scientifique solide n’est venue confirmer ces hypothèses.

Les symptômes prémenstruels physiques affectant notre corps de femme

Après l’ovulation, vient la phase lutéale et avec elle, les symptômes prémenstruels. En général, ils apparaissent 2 à 7 jours avant les règles, parfois jusqu’à 14 jours avant. Notre corps de femme subit alors de nombreux troubles dont la douleur et des désagréments plus ou moins supportables. 

Parmi ces symptômes, on retrouve fréquemment une sensibilité au niveau des seins (douleur et tension), des crampes abdominales et lombaires, des bouffées de chaleur et des maux de tête pouvant aller jusqu’à des migraines. Notre système digestif est également mis à mal avec l’apparition d’épisodes de diarrhée ou au contraire de constipation. Pour d’autres, ces symptômes apparaissent la nuit, avec des troubles du sommeil, ou durant la journée, avec une profonde fatigue et des membres inférieurs très lourds. Côté sexualité, nous éprouvons parfois une baisse du désir sexuel avec notre partenaire. Côté alimentation, nous avons occasionnellement de fortes fringales durant la journée et sommes particulièrement attirées par les aliments sucrés. À noter également, chez certaines femmes, l’apparition de poussées d’acné, de maux de gorge, mais également des nausées, voire des vomissements pour les formes les plus critiques.

Notre entourage nous conseille alors de manger plus sainement, d’éviter l’alcool et le tabac. Les rédacteurs du magazine Sciences et avenir se sont d’ailleurs interrogés sur la corrélation entre l’intensité des symptômes prémenstruels et la consommation d’alcool dans un article intitulé : syndrome prémenstruel et consommation d’alcool – un lien probable

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Les symptômes prémenstruels psychiques affectant notre comportement de femme

Comme évoquée au début de cet article, la baisse brutale de sérotonine présente dans notre cerveau serait, semble-t-il, à l’origine de certains troubles d’ordre psychologique et psychique chez les femmes durant la phase lutéale. Nous serions ainsi plus anxieuses, plus stressées, plus irritables, plus sensibles, moins concentrées et plus déprimées que d’ordinaire. Notre bonne humeur ainsi que notre tonus habituel seraient bousculés. La plupart du temps, on nous conseille d’opter pour une activité physique régulière afin d’empêcher les crises d’angoisse et de maintenir notre corps en mouvement. Il convient également de se reposer au maximum et de faire preuve de patience. 

Malheureusement, pour 1 à 6 % des femmes fertiles, le syndrome prémenstruel va bien au-delà des souffrances psychiques et en devient une maladie. Les médecins l’appellent le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) et le définissent comme une forme sévère du syndrome prémenstruel avec des symptômes d’ordre psychiatrique. Cette maladie a été intégrée dans le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5). La revue médicale suisse a d’ailleurs publié un article intéressant sur le sujet : le trouble dysphorique prémenstruel – diagnostics et stratégies thérapeutiques

Les symptômes physiques et psychiques prémenstruels peuvent être soulagés naturellement grâce notamment aux plantes.

Nous vous proposons une recette spécifique pour les troubles liés au syndrome prémenstruel : l’infusion NETI l’intuitive. À consommer sans modération, cette composition de 5 plantes médicinales vous apportera l’équilibre, le calme et l’apaisement nécessaire pour surmonter la période difficile du syndrome prémenstruel.

Nos cycles menstruels sont importants, ils font partie de nous, ils nous caractérisent et ils nous donnent du rythme. Soyons à l’écoute et apprenons à les aimer.

Prenez soin de vous.

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